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La pierre-papier toujours sur des rendements de 5%

Les investisseurs ont redouté le glissement des rendements pour tous les actifs avec le krach économique de 2020 et la récession qui s’ensuit. Bien de produits de placements ont vu leur performance baisser certes, mais cela n’a pas été le cas pour certains produits pierre-papier tels que les SCPI. Ces dernières maintiennent le cap avec un taux de distribution de 4.18%, alors qu’il a été estimé à 3.98% environ. L’écart est moindre par rapport à celui de l’année 2019 qui est de 4.40%. Quant aux OPCI, leur rendement a plutôt connu un recul assez conséquent et affiche même une valeur négative qui est de -1.54%.

 

Les SCPI tiennent la route face à la crise

Ce bon rendement des SCPI est dû à leur solide stratégie qui inclut une diversification naturelle de leur patrimoine et de leurs locataires. De plus, grâce au choix méticuleux de ces derniers, les loyers ont pu être recouvrés à 95% et le taux de remplissage maintenu, puisque les baux signés sont de longue durée. Pour les SCPI résidentielles, le taux de recouvrement frôle même les 100% puisque les ménages ont bénéficié de l’appui du gouvernement en cas de perte ou de baisse conséquente de revenus.

Des rendements de +6% sont enregistrés pour certaines SCPI : ce sont les jeunes actifs tels que ceux de Corum AM (Eurion en tête de liste avec son TDVM de 10.39%, suivi de Corum Origin, 6%). Idem pour Activimmo (6.05%) et Kyaneos Pierre (6.10%). À l’inverse, les SCPI hôtelières ont vu leur progression freinée et leur rendement régresser pour se situer en dessous de la barre des 2.3%.

 

Les OPCI : pourquoi un rendement négatif ?

Les OPCI, bien que s’inspirant des SCPI pour fonctionner, n’ont pas suivi la même courbe saine que celle de ces dernières. Ceux-ci se basent aussi sur des produits boursiers, étant des placements mixtes. Or, nous savons que ces derniers ont connu une progression houleuse vers le milieu du premier trimestre, voire un fléchissement brutal de leur rendement au moment du fameux krach de mars 2020. Le dernier rendement négatif enregistré pour ces OPCI a été celui de 2012.

Déjà, bien avant la crise, les OPCI peinent à atteindre les performances et la stabilité des SCPI. La courbe de leur rendement est extrêmement changeante et ce dernier ne peut d’ailleurs être prévu à l’avance. Les performances varient à la hausse comme à la baisse, et certains OPCI proposent des rendements très élevés en fonction de la santé financière des actifs sur lesquels ils reposent. Rappelons que les OPCI sont destinés à la diversification d’un portefeuille de placement et qu’il est prudent d’obtenir l’avis d’un conseiller en gestion de patrimoine expérimenté avant d’investir, même en période d’économie stable.

Les rendements les plus élevés sont supérieurs à 5%. Par exemple, pour les OPCI Altixia Valeur (5.85%) et LF Cerenicimo + (5.16%). Les OPCI de Sofidy, Primonial Reim et Amundi Immobilier ont aussi servi un taux supérieur à 4%. Ce sont respectivement Pierre Europe (4.60%), Primonial Reim Premium B (4.48%) et Immanens (4.39%). Quant aux OPCI à rendements négatifs, ils sont les suivants : Axa Selectiv Immo, BNP Paribas Diversipierre, Franceurope Immo et EDR Immo Premium.

 

En conclusion, les rendements sont disparates aussi bien pour les OPCI que pour les SCPI. Il vaut donc mieux bien les analyser avant d’investir, en tenant compte de leurs performances dans la durée si les actifs sont âgés de plusieurs années. En règle générale, toujours privilégier la diversification, que ce soit au niveau des actifs que de la société de gestion. Si la liquidité des OPCI est meilleure, ce n’est pas le cas pour les SCPI dont la durée de détention recommandée est d’ailleurs de plus de 8 ans.

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